Petites infos discrètes

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            SOMMAIRE

DEPOUSSIERAGE DU BLOC BETON

mercredi 11 août 2010

Nous n'avons aucune préférence en terme de matériau de construction. Nous n'appartenons à aucune chapelle, à aucun lobby. Nous ne sommes achetés par personne: Dans le brouhaha actuel sur l'écologie, nous pensons que différents choix sont possibles à condition de les faire avec discernement.

Commençons par le moins aimé de tous: le bloc béton :

Le béton se fabrique avec du ciment : 7% maximum dans le bloc (le reste, c'est du caillou et de l'eau). Ces 7% du bloc béton nécessitent une cuisson. Tout le reste, c'est moulé à froid.

En revanche, le ciment  ne nécessite que peu de transport pour sa propre fabrication: maximum 30 km entre les carrières et les usines. Le béton est par ailleurs naturellement hydrofuge.

Le moins écolo dans un mur en "agglos", c'est le joint : Epais de 1 à 2 cm (voire plus quand les maçonneries sont réalisées par des entreprises peu scrupuleuses), le joint est grand consommateur de matière, d'eau, et il constitue un pont thermique phénoménal.

Un industriel vient de mettre sur le marché un bloc béton très amélioré, dans sa technologie (lames d'air) et sa mise en oeuvre à joint mince. Cela lui redonne une jeunesse bien venue, car n'oublions pas que ce matériaux est à l'heure actuelle celui qui est le moins onéreux. Alors sans tomber dans le lyrisme du "syndicat des bétonnières" BlocAlians, on peut regarder d'un oeil moins mauvais notre (bon) vieux parpaing...


AMELIORATION DE SES PERFORMANCES ET DE SES CONDITIONS DE FABRICATION: LE BLOC BETON SE MODERNISE (ENFIN)...



A découvrir, pour celui ou celle que cela intéresse
 

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DERNIERS JOURS AVANT TRAVAUX

vendredi 30 juillet 2010


Depuis 1999, à chaque fin d'année se pose la question de la prolongation de la fiscalité réduite sur les travaux de "petite" rénovation. Mais cet aménagement fiscal aura été prolongé jusqu'à sa mort programmée au 31/12/2010. Il nous reste donc six mois désormais pour bénéficier de la TVA à 5.5% sur certains travaux et dans certaines conditions, dont voici le résumé:

Bon nombre de travaux sont éligibles à la TVA à 5,5% dans les locaux d'habitation achevés depuis plus de deux ans. Pour cela ils doivent rentrer dans des catégories spécifiques, relatives à l'amélioration du logement:

Le taux réduit s'applique aux travaux d'amélioration, de transformation, d'aménagement et d'entretien, parmi lesquels:

  • Les travaux d'aménagement entraînant un accroissement de surface inférieure à 10% de la surface initiale du logement.
  • Les travaux de structure affectant moins de le 50% du gros œuvre.
  • Les travaux de transformation en logement de locaux préalablement affectés à un autre usage dès lors que l'immeuble est achevé depuis plus de deux ans ;
  • Les travaux d'urgence, à savoir ceux qui s'avèrent nécessaires pour maintenir ou rendre à un logement une habitabilité normale.

Les prestations de maîtrise d'œuvre, qu'elles soient réalisées par une entreprise ou un architecte, dès lors qu'elles se rattachent à des travaux eux-mêmes éligibles au taux réduit.

Ces mesures se cumulent avec l'application du taux réduit sur les travaux d'amélioration thermique des logement (isolation, remplacement de fenêtres, mise en œuvre de certains systèmes de chauffage performants et/ou écologiques.

Nul doute que l'abandon programmé de cette mesure, très probable à notre époque de "Ri-lance" fiscale, va porter un sérieux coup à l'activité du bâtiment.


IL NOUS RESTE DESORMAIS CINQ MOIS POUR VOUS FAIRE GAGNER 15% SUR LE PRIX DE VOS TRAVAUX...



Mieux connaître la loi
 

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LA CONTRE-REFORME DU PERMIS DE CONSTRUIRE

jeudi 10 juin 2010


La réforme du permis de construire de 2007 à été une bonne mesure des pouvoirs publics pour normaliser les demandes et rendre plus claires les procédures d'obtention de Permis de Construire, avec des délais précis de 2 mois pour le "droit-commun" ou 3 mois pour les PC réclamant l'avis d'un Architecte des Bâtiments de France.

Hors une certaine dérive est en train de saborder cette réforme, et de causer du tort aux architectes, comme le relève l'UNSFA*, Union Nationale des Syndicats Français d'Architectes.

Il nous arrive de plus en plus souvent de recevoir - HORS DELAIS - des demandes de pièces complémentaires non exigibles légalement. Les Mairies, DDE et services du Patrimoine deviennent de plus en plus frileux pour délivrer les fameuses autorisations. La peur du recours et les restrictions budgétaires ne sont sans doute pas étrangères à ce phénomène. Par ailleurs, les délais d'instruction d'un PC lors de l'intervention d'un architecte des Bâtiments de France sont repassés à 6 mois, alors que leur avis doit être rendu à la Mairie dans un délai légal de 1 mois seulement!

Ces différents soucis sont relevés dans un article récent du MONITEUR DES TRAVAUX PUBLICS ² : " En effet, les collectivités territoriales, ignorant souvent l'aspect déclaratif du dossier de demande de permis de construire, engagent malgré elles leur responsabilité pénale en réclamant abusivement des pièces excédentaires hors procédure sécurisée. Ces demandes allongent considérablement le temps d'instruction. De plus, comment constituer un dossier aux règles ignorées, puisqu'il n'existe quasiment plus de règles communes à l'ensemble du territoire national, chaque collectivité ayant pratiquement élaboré ses procédures de façon autonome et empirique. Les architectes subissent ces pratiques aléatoires et s'alarment d'une situation qui met en cause leur responsabilité, laquelle ne manquerait pas d'être engagée en cas de recours. Ces pratiques jettent un trouble profond et discréditent le travail des architectes auprès des maîtres d'ouvrage qui assimilent souvent un refus de permis à une défaillance professionnelle."

Le moins que l'on puisse dire, c'est que nous, les architectes, sommes loin d'être en tête des manifestations de mécontentement, alors même que notre implication dans de nombreux champs de la société française nous amène à prendre de plus en plus de responsabilités auprès de nos clients.

L'Unsfa souhaite donc que les pouvoirs publics prennent en compte cette réalité: "Les architectes veulent alerter les préfets, les maires et les autorités administratives sur ces nouvelles difficultés. Ils demandent à l'Etat de préciser aux autorités territoriales la stricte application de la règle à laquelle celles-ci sont soumises. La procédure doit simultanément protéger le bien commun et défendre l'intérêt du particulier en vue de faciliter l'acte de construire. En cette époque de crise, ils déplorent une situation qui freine la construction."

L'architecte et les pouvoirs publics ne doivent pas être en situation de conflit...



Mieux connaître l'architecte
 


* www.unsfa.com

² http://www.lemoniteur.fr/153-profession/article/actualite/704794-permis-de-construire-les-demandes-abusives-qui-discreditent-les-architectes
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LA TYRANNIE COMMERCIALE

mardi 11 mai 2010

Le dernier temple de la culture va ouvrir ses portes à Metz demain avec une exposition consacrée aux chefs-d'oeuvres.

La notion de chef-d'oeuvre a beaucoup évolué au fil du temps. Née au XIIIe siècle en français, elle a désigné un chef-d'oeuvre de corporation, la démonstration d'un savoir-faire qui permettait à un artisan de devenir maître et d'ouvrir son atelier. Laurent Le Bon, son - forcément - nouveau directeur  nous fait un cours dans le site du Nouvel Obs (*): "A la Renaissance, puis à la Révolution, il y a un basculement". La figure de l'artiste s'impose. De réalisation anonyme, le chef-d'oeuvre devient l'expression d'une individualité créatrice. "Avec le Romantisme, est apparue la notion de génie". Les normes établies sont bousculées, puis transgressées.

"Finalement au XXe siècle, la notion de chef-d'oeuvre disparaît un peu, balayée par les avant-gardes", continue-t-il. "Et je crois qu'aujourd'hui, elle renaît, d'une autre manière, parfois politiquement correcte. On dit 'un jalon important', 'une oeuvre essentielle'. Mais, en fait, c'est autant de manières de parler de la notion de chef-d'oeuvre, c'est-à-dire une oeuvre accomplie en son genre, une oeuvre qui permet des interprétations très contradictoires". Un pur langage "marketting"!

Le peintre Ben a une théorie très intéressante sur la proximité de l'art et de la société: Il déclarait il y a une dizaine d'années que l'art s'occupait de ce qui le faisait vivre et était, de fait, au coeur de la société: Au moyen-âge, les peintures représentaient seigneurs et scènes religieuses, à la renaissance -  les bourgeois et dans les années 60 - des boites de soupes, Marilyn et Mao...

On peut décrypter l'architecture de la même manière: Le centre Pompidou de Paris, construit en 1970 avait pris l'usine comme modèle, celui de Metz, qui ouvre demain est une grande Halle: Finalement, quoi de plus consensuel qu'un marché? Quoi de plus neutre que le commerce? L'art, désormais, n'est plus que commercial: D'ailleurs une grande chaîne de magasins (privée) à déjà détourné la culture à son avantage: Aux centres culturels (municipaux) des années 70, elle à substitué ses "espaces culturels" pour y vendre des consoles de jeu: Adieu toute transgression, la culture se consomme désormais exactement comme une boite de soupe!



Ces lieux sont magnifiques, mais les musées ne sont pas que des magasins...



Ne boudons pas pour autant notre plaisir:
 


* http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/culture/20100511.OBS3786/lever-de-rideau-pour-le-centre-pompidou-de-metz.html


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EVANGILE ECOLOGIQUE

mercredi 05 mai 2010

Saint Michel est « l'archange » ou ange en chef dans la bible canonique. Archange du Premier Rayon, il est "Défenseur de la Foi".

Ensablé depuis des décennies, le Mont-Saint Michel redevient petit à petit une île grâce à l'entrée en service, il y a un an, d'un barrage, avec des lâchers d'eau qui balaient peu à peu les sédiments de la célèbre baie.

"Le concept est bon et les résultats sont supérieurs aux attentes", se félicite François-Xavier de Beaulaincourt, le directeur du syndicat mixte de la Baie du Mont-Saint-Michel, maître d'ouvrage de l'opération. La physionomie du site a changé: dopé par le barrage, le Couesnon, le petit fleuve côtier qui passe près du rocher, a quadruplé de largeur et est sorti de son lit, recommençant à "divaguer" comme espéré.

Le phénomène devrait s'accélérer à partir de 2014, quand des travaux de dragage en amont du barrage auront fait passer sa capacité à 1,2 million de mètres cubes, contre 400.000 actuellement, selon M. de Beaulaincourt. A cette date devrait également être supprimée la digue-route qui relie le Mont au continent et dont la construction, en 1880, avait provoqué le processus d'ensablement. Elle sera remplacée par un pont.

A l'horizon 2030, "on devrait être revenu à la côte d'avant la digue. On aura aidé le Couesnon à défaire le phénomène d'ensablement que l'homme avait initié", estime un responsable. "L'enjeu est qu'il divague régulièrement, comme il le faisait naturellement, pour balayer la baie", précise Romain Desguée, chargé de l'exploitation du barrage et du suivi hydro-sédimentaire.

Le coût total du projet de désensablement, qui prévoit la construction du pont et de nouveaux parkings d'ici à 2014, est évalué à 204 millions d'euros dont 164 financés par l'Etat et les collectivités. Le barrage, entré en service en mai 2009, a coûté une trentaine de millions d'euros. (d'après AFP / 02 mai 2010 07h43)



A notre époque de cynisme planétaire, gardons à l'esprit Saint Michel, "défenseur de la Foi" écologique...



Des infos sur cette actualité:
 

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HABILLE POUR L'HIVER... ET L'ETE

vendredi 30 avril 2010


L'isolation thermique par l'extérieur à retrouvé dernièrement un regain d'intérêt, particulièrement dans le domaine de la rénovation, ou son installation sur un support ancien ( quatre fois moins performant que les systèmes constructifs actuels) à un coût raisonnable d'en modifier la capacité thermique. L'Etat d'ailleurs permet de ne pas intégrer dans le calcul des surfaces construites celle que représente l'épaisseur de cette l'isolation, ce qui est appréciable dans le cadre d'un chantier sur un terrain de petite capacité.

Cette technique à causé auparavant certains déboires car les produits de support et de revêtement se dégradaient rapidement, causant des soucis allant des désagréments esthétiques aux sinistres plus graves. Mais ces soucis sont désormais maîtrisés et les derniers produits mis sur le marché nous donnent à présent toutes garanties de longévité.


Les avantages de l'isolation par l'extérieur sont de trois natures :

Suppression des ponts thermiques : L'ITE créant une peau ceinturant parfaitement le bâti, les " points durs " que constituent les abouts de dalles et de murs dans la façade, sont eux aussi isolés.

Meilleur inertie thermique, en été comme en hiver : Au lieu de s'isoler d'un mur - à l'extérieur - prenant le chaud et froid, on isole un mur à la température de la pièce du chaud ou du froid. Le mur de la façade constitue alors une réserve d'énergie pour la pièce, avec une inertie que permet la masse de ce mur. Moralité: l'amplitude thermique dans le mur isolé n'est que de 7°C au lieu de 40°C.

Protection de la structure du bâti : Les murs de façades ne sont plus soumis aux chocs thermiques (différentiels chaud-froid entre le jour et la nuit, et au cours des saisons), et l'épaisseur de l'isolant inerte préserve le mur d'infiltrations que les micro fissures et épaufrures diverses de l'enduit peuvent causer.


L'idéal à notre avis pour une bonne maison BBC :
Un Monomur de brique avec une sur-isolation fibre de bois par l'extérieur et une vêture bois. Le meilleur de tous les mondes



Tout sur les procédés d'isolation:
 

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L'ARCHITECTURE DOMESTIQUE RECONNUE D'UTILITE PUBLIQUE

jeudi 1er avril 2010

A l'ordre du jour de l'Assemblée Nationale aujourd'hui: La discussion sur le remboursement par la Sécurité sociale des frais d'études des architectes pour l'amélioration esthétique des maisons individuelles:

Se basant sur une étude statistique menée depuis un an par les CAUE (conseils d'architecture, d'urbanisme et d'environnement), ce projet de loi fait le constat d'un bilan désastreux des zones pavillonnaires sur l'état sanitaire et psychologique de la population. Des questionnaires remis auprès de médecins, de pharmaciens et de centres sociaux démontrent que cet état délétaire est créé à la fois par une inadaptation des habitats à la vie des familles qui y résident et à une esthétique urbaine rejetée totalement par 85% des interrogés.

L'étude calcule que 35% des dépenses de santé pourrait être évitées si l'esthétique et les aménagements des quartiers suburbains était re-qualifié en profondeur. En conséquence, le Ministère de la Santé et des Sports propose une loi de remboursement des honoraires d'études des architectes pour ces re-qualifications.

Juste un petit rêve d'architecte en ce 1er avril et surtout en ces jours ou l'urbanisme pavillonnaire est à nouveau sur la sellette alors que personne ne fait le rapprochement entre le coté désastreux de ce bétonnage pavillonnaire et le fait que ces zones sont réalisées sans architecte !



Dans certains pays d'Europe du Nord, on va voir son architecte comme on va consulter son médecin...



Présentation de projets locaux intéressants recensés par les CAUE:
 

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DES MIETTES DE BOIS DANS LES CONSTRUCTIONS

mercredi 17 mars 2010

Décret n° 2010-273 du 15 mars 2010 relatif à l'utilisation du bois dans certaines constructions:

La quantité de bois incorporé dans une construction est mesurée par le volume du bois mis en œuvre rapporté à la surface hors œuvre nette (SHON) de cette construction.(...)
Pour les bâtiments dont la demande d'autorisation de construire ou la déclaration préalable est déposée entre le 1er décembre 2010 et le 30 novembre 2011, cette quantité ne peut être inférieure à 20 décimètres cubes par mètre carré de surface hors œuvre pour un immeuble à usage d'habitation ne comportant pas plus de deux logements destinés au même maître d'ouvrage. A partir du 1er décembre 2011, cette quantité ne pourra être inférieure à 35 décimètres cubes par mètre carré de surface hors œuvre .

Pour les logements, les quantités imposées à terme par ce nouveau décret sont donc 10 fois supérieures à celles en vigueur, mais il faut relativiser: Pour une maison traditionnelle de 150 m2 de Surface Hors Oeuvres Nette, ce décret impose 5.25 m3 de bois dans sa construction. D'après nos calculs, cette même maison-type utilisera:
  • 3.20 m3 de bois de charpente
  • 0,10 m3 de bois pour l'escalier
  • 1,65 m3 de bois pour un parquet flottant à l'étage
  • 0,96 m3 de bois si elle adopte des volets bois

De plus cette maison peut "doubler la mise" en mettant en œuvre :
  • 3,00 m3 de solives pour le plancher de l'étage
  • 1,875 m3 pour le plancher d'étage lui-même.


Ce décret prétend jouer les "Monsieur Plus": lobbying ou volontarisme?


L'article du Moniteur:
 

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ELEMENTAIRE MON CHER WATT-SUN

lundi 15 mars 2010

Un article de Jean-Marc Jancovici à lire in-extenso, mais dont voici quelques extraits, en guise d'amuse-bouche:
Après des années d'efforts visibles et de discours qui le sont encore plus, l'éolien a produit 8 TWh (TéraWatt-heures) en France en 2009, soit environ 1,6% de notre consommation électrique totale, ou encore 0,6% de notre consommation d'énergie totale. Sachant que pour être en ligne avec la baisse des émissions de gaz à effet de serre (…) il faut diminuer notre consommation d'énergie de 2,5% par an environ (et alors, dans une optique optimale, on ne touche pas au nucléaire et à l'hydro, soit 40% de la consommation primaire, et on diminue le reste - soit 60% - de 3,5% par an environ), on voit bien que l'éolien reste une marge de manoeuvre mineure pour les 20 ans qui viennent, qui vont par ailleurs voire la production de pétrole se stabiliser puis décliner, dans un contexte économique qui va probablement être assez rude.(…)

Faut-il passer des années à se focaliser sur 0,5%, quand, dans le même temps, un programme un peu sérieux d'économies d'énergie - comme par exemple l'isolation des logements existants, qui ne demanderait pas plus d'argent public - pourrait facilement faire baisser la consommation d'énergie de 10%, c'est à dire 20 fois plus ?

L'engouement auquel nous assistons actuellement pour l'éolien n'est donc pas fondé par des ordres de grandeur en rapport avec le problème (économiser l'énergie de manière massive est bien plus urgent que de planter des éoliennes en faisant croire que ça sera un déterminant significatif de la solution). Il s'agit, comme souvent hélas, de la conséquence logique d'un débat médiatique qui a beaucoup de mal avec les ordres de grandeur.

Si la première priorité pour l'avenir est de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, il y a bien plus efficace à faire que de mettre des éoliennes partout. La Suisse, qui n'a quasiment pas d'éoliennes, a des émissions directes par habitant deux fois moindres que celles du Danemark (qui fait partie des premiers pollueurs par habitant en Europe question gaz à effet de serre), et une fois et demi moindre que les nôtres, et pourtant il y fait froid l'hiver (30% de la consommation d'énergie en France est liée au "confort sanitaire", chauffage pour l'essentiel et eau chaude). L'Allemagne, qui vient juste après le Danemark (pour la production éolienne) a aussi des émissions de gaz à effet de serre par habitant bien au-dessus de la moyenne européenne...


Ce type de réflexion  peut, dans une moindre mesure, s'appliquer au solaire, ce qui laisse songeur...


L'article de Jean-Marc Jancovici:
 

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LA RT A L'ECOUTE DE LA BBC

vendredi 05 mars 2010

Le bâti représente actuellement 42% de la consommation d'énergie du pays et est responsable de 25% des rejets de CO2 dans l'atmosphère. A la suite du Grenelle de l'environnement N°1, un certain nombre de décisions ont été prises sous impulsion ministérielle. Elles devraient prochainement aboutir sous la forme d'une nouvelle Réglementation Thermique dénommée "RT 2012", visant à réformer l'actuelle Réglementation Thermique 2005 en vigueur, pour arriver peu ou prou à rendre normatives les caractéristiques du label BBC ( Bâtiment Basse Consommation).

L'une des grandes innovations de la RT 2012 est la formulation de l'exigence de consommation en énergie primaire du bâtiment (Cmax), qui s'exprime par un seuil en valeur absolue, indépendant de la morphologie du projet. Ce plafond de consommation d'énergie primaire est fixé à 50 kWh par mètre carré et par an, contre une consommation actuelle de 150 kWh pour les bâtiments neufs et de 260 kWh pour le parc immobilier existant.

Par ailleurs, comme dans l'actuelle réglementation, le chauffage, l'eau chaude, la ventilations et la climatisation seront comptabilisés, mais les autres consommations "d'exploitation" comme celle de l'électroménager, de l'informatique et des équipements techniques en général, devraient être également prises en compte, ainsi que celles des ascenseurs et des parkings. Il a été aussi suggéré, à l'occasion des débats, d'envisager une pondération géographique, en augmentant le plafond dans le nord de la France, de 50 à 65 kWh et en le réduisant au bord de la Méditerranée de 50 à 40 kWh. D'autres suggestions concernent une modulation en fonction de la taille du bâtiment et surtout de son usage.

Selon le ministère de l'écologie, la mise en œuvre de la RT 2012 devrait se traduire par un surcoût du prix de la construction de 15%, alors que pour l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, ce surcoût pourrait être ramené entre 5 et 10% d'ici à 2012 et être amorti en dix à quinze ans, grâce aux économies d' énergies qui en résulteront. Là ou le Ubât semble un peu trop blesser pour l'instant, c'est que l'emploi de l'électricité pour le chauffage et la production d'eau chaude y deviendrait pratiquement impossible. Il est certain qu'un texte final excluant plus ou moins l'électricité aurait un caractère tellement anti concurrentiel que les recours au niveau national, et surtout au niveau européen, seraient pratiquement inévitables. Avec le risque de voir, tôt ou tard, annuler le décret de définition de la RT 2012. Les discussions sont manifestement plus politiques que techniques, et assez ardues, occasionnant retards sur retards dans l'avancement de cette réforme.


Dans ces conditions, celle qui aurait déjà dû être la RT 2010 devrait être mise en place pour les logements individuels en ... 2013.


Les enjeux de la RT 2012:
 

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Les PLANS DE PROTECTION DES RISQUES NATURELS et des INONDATIONS

mardi 02 mars 2010

Le PPRNi est un document réglementaire élaboré par l'Etat en association avec les acteurs du territoire. un outil de gestion et de prévention des risques, un outil d'aide à la décision pour l'aménagement de la commune. Le PPRNi est un document qui réglemente l'utilisation des sols en fonction des risques naturels auxquels ils sont soumis. Cette réglementation va de l'interdiction de construire dans les zones les plus exposées, à la possibilité de construire sous certaines conditions. Cela dépendra du niveau de risque (fort, moyen ou faible). Si l'extension est possible elle devra respecter les prescriptions du règlement du PPRNi. Ces dernières visent à réduire les dommages en cas d'inondation (hauteurs de planchers minimum à respecter, utilisation de matériaux résistants à l'eau,...).

Lorsqu'il est approuvé, le PPRNi devient une servitude d'utilité publique et est annexé aux documents d'urbanisme (PLU, POS). Le PPRNi peut imposer, ou préconiser, des travaux pour l'existant. Lorsqu'il est approuvé et qu'il impose des travaux, des financements peuvent être demandés au titre du Fonds Barnier (Fond de Prévention des Risques Naturels Majeurs) pour la prise en charge d'une partie des travaux. S'il n'y a pas d'obligation dans le PPRNi, il n'y a pas de possibilité de financement. Le PPRNi ne peut imposer que des travaux limités, le coût doit être inférieur à 10% de la valeur vénale ou estimée du bien.

Des plaquettes d'information et les cartes du PPRNi sont mises à disposition du public dans les mairies ou sur leur site internet. Vous pouvez aussi consulter les cartes d'aléas sur le site Internet de la DDE. Si vous louez ou achetez un bien situé en zone inondable ou dans le périmètre d'étude d'un PPRNi, sachez que l'acte du bailleur ou du loueur doit obligatoirement comporter un état des risques (notamment la mention si le bien en question a déjà subi des dommages liés au risque concerné). Les dossiers d'Information Acquéreur Locataire (IAL) sont consultables en mairie, en préfecture, sous-préfecture et chambre des notaires.

La zone rouge du PPRNi correspond généralement à un aléa fort (hauteur et/ou vitesse d'eau importantes). Les constructions nouvelles sont donc interdites. Le PPRNi n'interdit pas les travaux d'entretien et de gestion courants des bâtiments existants. Dans la limite cependant de ne pas augmenter les risques ou d'en créer de nouveaux, ou conduisant à l'augmentation de la population exposée.

La loi a prévu, lors de crues exceptionnelles, la couverture de sinistre au titre de la garantie " catastrophes naturelles " soumise à certaines conditions (arrêté interministériel de catastrophe naturelle "...).

Le risque inondation entre dans le cadre de l'assurance habitation classique. Une franchise est cependant toujours à la charge de l'assuré. Dès qu'un arrêté de catastrophe naturelle (CATNAT) est pris pour la commune, il peut conduire à la multiplication de la franchise si d'autres arrêté CATNAT, pour le même risque, sont pris pour une même commune. La prescription d'un PPRNi entraîne la suspension de la multiplication de cette franchise pour un délai de 5 ans. L'approbation du PPRNi doit avoir lieu dans ce délai.
Lorsque le PPRNi est approuvé et que l'assuré respecte ses obligations, ce dernier bénéficie de la garantie.



Le PPRNi n'est pas un programme de travaux. Il n'empêche malheureusement pas les inondations de se produire.


Le PPRNi de la vallée de la Seine:
 

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CLIMAT DE POLEMIQUE

lundi 22 février 2010

Les climato-sceptiques sont devenus à la mode. Désormais, il est de bon ton de dénigrer les 97% des scientifiques qui indiquent que les rejets de gaz à effet de serre amènent une concentration de particules dans la stratosphère, qui, entre autre entraînent un réchauffement global de la planète.

Cette polémique cause un certain vertige :
  • Elle rappelle le fameux dicton de bon sens : quand le sage montre la lune, l'imbécile regarde le doigt. Plutôt que de moduler les arguments de son contradicteur, on l'attaque sur un détail - un résultat erroné par exemple - ce qui permet, par généralisation (démarche anti scientifique s'il en est), de repousser la totalité de son annonce.
  • Elle fleure mauvais l'obscurantisme d'antan, ou un certain establishment religieux - puis scientifique - se refusait à tout débat réellement contradictoire.
  • Enfin, ce type de débat est, en lui-même, très peu scientifique : Quoi que soit la réalité précise de la situation du climat, quelles qu'en soient les causes - naturelles ou issues d'un dérèglement dû à la pollution humaine, il est évident qu'il est bien plus prudent de réguler l'impact écologique de l'homme que de ne rien faire : Ce n'est pas parce qu'on va annoncer à une personne qu'elle n'est pas atteinte du cancer du fumeur, que cela justifie qu'elle double sa ration de cigarette !

Bref ce débat est à ranger parmi les plus idiots qui puissent exister en ce moment, et ils semblent malheureusement assez nombreux.
La principale indication que ce débat apporte, c'est que l'homme, même intelligent, n'a pas toujours pleine conscience.


LAISSONS PARLER LES SCEPTIQUES, CE N'EST PAS EUX QUI AGISSENT...


Au sujet du débat "climato-sceptique":
 

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UN POINT SUR LA TEMPERATION

mardi 26 janvier 2010

La températion est une proposition assez récente dans le domaine du chauffage. Tout d'abord un premier constat, déjà présenté dans ces lignes : Il est désormais admis comme fondamental qu'une maison soit sur-isolée. C'est le principe de la maison Basse Consommation. Dans ce cas, la performance de l'isolation renforce d'autant plus le soin à apporter à la correcte ventilation des pièces de la maison : Il est en effet contre productif d'avoir à ouvrir en grand la fenêtre de sa chambre à coucher pour la ventiler, en renvoyant ainsi dans la nature les calories si précautionneusement conservées par son isolation.

Pour remédier à ce soucis, il existe un système très efficace de ventilation double-flux par lequel la ventilation de votre habitat sera effectuée mécaniquement sans que l'air " frais " qui remplace l'air vicié ne rafraîchisse trop votre intérieur en hiver. Les concepteurs de ces appareils sont allés récemment encore plus loin en combinant au système de ventilation une pompe à chaleur (air/air - forcément) qui relève encore la température de l'air entrant : C'est alors votre ventilation qui assure (le gros de) votre chauffage. Ce système à le mérite de présenter peu de surcoût par rapport à une ventilation double-flux, utilisant son réseau et combinant deux " nécessités " - la ventilation et le chauffage en un seul et même service, à compléter néanmoins par des corps de chauffe d'appoint (des panneaux rayonnants par exemple) ou un foyer (insert ou poële) pour les très grands froids.

Rendons à César ce qui lui appartient : La société pionnière dans le domaine de la températion, qu'elle appelle la ventilation thermo-dynamique, est la société Datec dont nous vous présentons le lien à la page Vos questions . Vous trouverez aussi des renseignements sur la températion sur le site www.aldes.fr



COMPOSER LES TECHNOLOGIES PLUTOT QUE LES ADDITIONNER:
CELA NOUS SEMBLE ETRE DE BON SENS POUR L'ECOLOGIE.


Des utilisateurs parlent de la VMC thermodynamique:
 

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2010: "LABEL" ANNEE...

mercredi 13 janvier 2010

2010 devrait être l'année de l'avènement de la basse consommation en France, d'autant plus depuis que la prochaine loi de Finance et les modifications envisagées sur la déductibilité des intérêts d'emprunt pourraient être extrêmement favorables à ce type de bâtiment. Pour être qualifié BBC (Bâtiment Basse Consommation), le logement  doit consommer moins de 65 kWh/m2/an (pour la Normandie). grâce notamment à une isolation thermique renforcée et un chauffage à haut rendement type pompe à chaleur, etc.

Deux certificateurs se battent à l'heure actuelle pour " remporter la timbale du label BBC ". Le label Minergie  nous vient de suisse, ou il est utilisé depuis plus d'une dizaine d'années. Ce label vise à une performance énergétique de 38 kWh/m2.an en neuf et 60 kWh/m2.an en rénovation. L'appellation française Effinergie, officialisée le 19 juin dernier, est un label identifiant les bâtiments dont les très faibles besoins énergétiques contribuent à atteindre les objectifs de 2050, soit réduire les émissions de gaz à effet de serre par 4. Son objectif , en retrait par rapport à son prédécesseur, est que la consommation maximale des constructions résidentielles neuves ne dépasse pas 50 kWhep/m2/an. Une vérification in situ est obligatoire et une mesure de perméabilité à l'air du bâtiment est réalisée par un organisme agréé.

Une maison Mikit vient d'être labellisée BBC à Evreux. C'est à priori la première à recevoir ce label dans l'Eure (27). Le discours officiel du constructeur sur cette performance se borne à un "nous avons su optimiser tous les paramètres liés à la construction du bâti pour aboutir à ce résultat". On l'aurait deviné seul. Côté performances, la maison affiche donc 50 kWh/m2/an au compteur énergétique et La perméabilité à l'air se situe quant à elle aux alentours de 0,15 m3/h.m2.On ne saura pas le détail des solutions employées pour optimiser cette maison dont le second œuvre est laissé aux bons soins du primo-accédant.



LES OBJECTIFS DU "GRENELLE" SONT A LA PORTEE DE TOUS MAIS LA SEULE INCONNUE RESTE LE COUT DE CETTE CERTIFICATION.


Au sujet de la basse consommation:
 

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EN 2010, AYEZ L'AIR NATUREL...

lundi 04 janvier 2010

Le "totem" au centre de cette photo constitue la plus grande centrale électrique éolienne à axe vertical jamais construite. Elle a fonctionné au Canada (au Parc Éole) de 1983 à 1992. De grandes dimensions (110 m de haut), il était conçu pour fournir 4 MW avec un générateur au sol. Ce prototype qui s'est détérioré lors d'un coup de vent,e ne fut jamais en fonctionnement suffisamment longtemps pour passer du mode expérimental à l'exploitation commerciale.

Néanmoins, ce principe d'éolienne pourrait revenir en force prochainement: Encore méconnues, les éoliennes à axe vertical de type Darrieus apparaissent plus adaptées que leurs sœurs tripales dans certains secteurs comme l'intégration au bâtiment ou les zones extrêmes. Possédant pour la plupart un rendement moins important que les éoliennes "classiques", ce type d'éoliennes permettent de s'affranchir des limites introduites par la taille des pales et leur vitesse de rotation.

Le principe est celui d'un rotor d'axe vertical qui tourne au centre d'un stator à ailettes. L'encombrement total est plus faible, et dans certains cas, le moteur se situant à sa base, ce type d'éoliennes est plus économique. Ce type de solution réduit aussi considérablement le bruit tout en autorisant le fonctionnement avec des vents supérieurs à 220 km/h et quelle que soit leur direction. Le principal défaut de ce type d'éolienne est leur démarrage difficile, en effet le poids du rotor pèse sur son socle, générant des frottements. Ce principe de rotor peut également être adapté horizontalement, ce que l'on commence à  voir sur certaines terrasses d'immeubles.


L'EOLIENNE, SYSTEME MECANIQUE DE PRODUCTION ELECTRIQUE, DEVIENT  UN  BON COMPLEMENT
D'ENERGIE PROPRE, EN RELEVE DE CELLULES PHOTOVOLTAIQUES, AVEC UN COTE POETIQUE EN PLUS


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TENDANCE LOURDE

mardi 22 décembre 2009

Des conteneurs sont en cours d'aménagement en chambres d'étudiants depuis la mi-décembre au Havre. D'une surface unitaire de 25 m2, ces logements seront proposés à la location pour environ 280 euros par mois, charges comprises. A partir de février prochain, ils commenceront à être disposés sur une ossature métallique comprenant quatre niveaux, dans un quartier du port, près d'un pôle universitaire. La livraison de la résidence d'une centaine de places est prévue à la mi-juillet 2010 pour une mise à disposition des étudiants à la rentrée scolaire.

Ce projet s'inspire d'un concept déjà développé dans les pays nordiques et vise à lutter contre la pénurie de logements universitaires en divisant par deux les délais de construction et en réduisant les coûts de 30% par rapport à une résidence traditionnelle.

Ces conteneurs maritimes classiques sont fabriqués en Chine puis acheminés au Havre où ils sont transformés dans un atelier. Leurs parois sont isolées et ils sont équipés d'une petite cuisine, d'une salle de bains, d'une chambre avec bureau et connexion Internet, de baies vitrées et, pour la plupart, de balcons et de terrasses.

Pied de nez de l'histoire: les grands ensembles ont été développés en France au moment de sa ré industrialisation d'après guerre et suivant des principes similaires, et cette "résidence" à étudiants s'implante dans une zone portuaire en voie de désindustrialisation.
Par ailleurs, en oubliant totalement l'énergie grise mise en oeuvre pour les fabriquer et les transporter, on finira par nous faire admettre que ce projet est également écologique...

DES CAGES A LAPINS AUX CONTENEURS A ETUDIANTS, C'EST DANS LES  VIEUX CONCEPTS QU'ON PEAUFINE LES PIRES PROJETS.


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MATIERE GRISE

mercredi 09 décembre 2009

Les façades en clin bois présentent une particularité: Le grisonnement. Le phénomène est observable dès la deuxième année et consiste en l'apparition d'une teinte grise voire noirâtre. Le bois devient gris sous l'action des UV (et de l'atmosphère acide) sans que sa durabilité soit remise en cause. Il est possible de ralentir ou d'atténuer ce grisonnement par imprégnation régulière avec des produits plus ou moins naturels comme l'huile de lin qui nourrit le bois mais empêche définitivement l'application de tout autre produit, ou l'utilisation de produits imprégnateurs de type SEASONNITE* ou TEXTROL*. L'application de vernis sur les bardages est déconseillée, car ce type de produit qui "pellicule" nécessite un entretien assez important (ponçage, nouvelle couche de vernis).  Il est en revanche possible de traiter le bois tout en le teintant à l'aide d'une lasure, l'avantage des lasures étant qu'elles s'usent progressivement sans s'écailler.

Le seul inconvénient d'un bardage en bois "naturel" reste que, selon le type de produit appliqué et la nature du bois, il faut compter un entretien tous les 4 ans en moyenne.

Pour offrir une solution à la nécessité d'entretien d'un bardage bois tout en évitant le bardage peint, Un fabricant inaugure une nouvelle gamme de produits traités marron par pigmentation. Ce traitement par pigmentation répond aux attentes actuelles du marché : la couleur chaleureuse et naturelle du bois, la bonne tenue du produit dans le temps et le très bon rapport qualité/prix grâce à un choix d'essences européennes telles que le Sapin et le Pin Rouge du Nord (prix aux alentours de 20 € TTC / m2). Disponible en longueurs de 2,40 m à 5,70 m, en 5 profils et 2 essences, le nouveau Bardage SILVERWOOD CLASSIC présente aussi l'intérêt non négligeable de bénéficier d'une garantie décennale du fabricant.



LES FACADES BOIS SONT UNE BONNE SOLUTION POUR LE NEUF OU L'ISOLATION DE L'EXISTANT
L'AMELIORATION DE LEUR DURABILITE SANS ENTRETIEN NE PEUT QU4AMELIORER LEUR DEVELOPPEMENT


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TOUT SE TRANSFORME

mardi 24  novembre 2009

Tout matériau possède une capacité à stocker ou céder de l'énergie sous forme de chaleur. Certains matériaux peuvent stocker ou céder de l'énergie par simple changement d'état, appelé aussi changement de phase: Liquide/Solide, et/ou Liquide/Vapeur. C'est ce principe qui est utilisé par les pompes à chaleur pour transmettre les calories.

Ces Matériaux à Changement de Phase (MCP) sont également à l'origine désormais de nouveaux systèmes d'isolation. Disposés dans l'enveloppe d'un bâtiment, les MCP lui permettent d'acquérir une grande inertie thermique et donc d'être moins sensible aux variations quotidiennes de température. Le phénomène de changement de phase permet également d'absorber une partie de la chaleur de la pièce dès que la température ambiante dépasse la température de fusion du matériau. Mes MCP deviennent donc  une excellente solution pour réduire les coûts de chauffage et de climatisation dans les structures de construction légères.

Dupont Energain® se présente par exemple sous la forme d'un panneau de 5,4 mm d'épaisseur, composé de deux feuilles d'aluminium à l l'intérieur desquelles un composant associe de la paraffine encapsulée dans un copolymère. Ce composant fond puis se solidifie en fonction des fluctuations de la température intérieure des pièces. Concrètement, dès que la température de la pièce atteint 22°C, le composé fond, le surplus de chaleur est captée et stockée. Cela va donc permettre de réguler la température ambiante et de maintenir le niveau de confort thermique. Lorsque la température descend, aux alentours des 20°C, le composé, en se solidifiant, va permettre de libérer dans la pièce la chaleur absorbée dans les panneaux. Ainsi, le refroidissement des pièces va être ralenti et l'utilisation des systèmes de chauffage réduite. En période d'été, grâce à sa capacité d'absorber la chaleur, Energain® ralentit les augmentations de températures réduisant les pics jusqu'à 7°C.

Ce panneau, deux fois plus léger qu'une plaque de plâtre, peut être cloué, vissé ou agrafé. De par ses caractéristiques, il augmente la masse thermique des bâtiments à faible inertie. Il est donc particulièrement adapté aux bâtiments à ossatures bois, légères ou aux constructions modulaires, là où les effets de fluctuation de température sont généralement compensés par l'utilisation de systèmes de climatisation et de chauffage. Son utilisation est également plutôt recommandée dans les pièces situées au sud, sud-ouest et ouest. Des essais, présentés par le fabricant indiquent qu'Energain® permet une économie des coûts de climatisation de 35% en moyenne et une diminution des besoins en chauffage de l'ordre de 15%.


DANS LE CADRE D'UNE FABRICATION RESPECTUEUSE D'UN POINT DE VUE ECOLOGIQUE
CE TYPE DE MATERIAU "ACTIF" EST UNE AVANCEE TECHNOLOGIQUE NON NEGLIGEABLE


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DU SOL AU PLAFOND

mardi 17  novembre 2009

Il existe une alternative au plancher chauffant, comme système de chauffage par rayonnement: Le Plafond Rayonnant Plâtre. Le plafond rayonnant fait l'objet d'un malentendu: Le chauffage au sol n'est pas plus efficace que celui par le plafond car ce n'est pas la chaleur mais seulement l'air chaud qui monte. Et, comme nous l'avons vu précédemment, ce n'est pas l'air chaud (convection) qui nous chauffe dans ce système, mais le rayonnement.

Le Plafond Rayonnant Plâtre est un procédé de chauffage électrique intégré dans un plafond traditionnel, se composant de panneaux chauffants industrialisés autoporteurs constitués d'un isolant thermique sur lequel a été collé en usine une résille chauffante. Ces panneaux chauffants viennent se positionner sur l'ossature métallique sur laquelle seront installées des plaques de plâtre spécifiques pour constituer un faux plafond traditionnel.

Le rendement d'un plafond rayonnant plâtre est excellent car, au contraire d'un plancher, le plafond est totalement libéré de tout objet pouvant faire condensateur ou obstacle au rayonnement optimal dans la pièce. Un autre avantage pour le PRP, un temps de réponse plus court par rapport à un plancher chauffant (même électrique) car il n'y a pas l'inertie du plancher béton lui même. De fait, le plafond fonctionne à très basse température (plus ou moins 32°C).

Facile à mettre en oeuvre "à sec", le PRP, de par sa conception, est aussi facile à installer en rénovation que dans une construction neuve, à condition que les 8 à 10cm nécessaires en plafond soient disponibles. Son coût de mise en oeuvre, (non compris celui des plaques du plafond) commence à 50€ et son coût d'utilisation est de 5€. Ce mode de chauffage électrique présente également l'intérêt d'être réglable pièce par pièce et de ne nécessiter aucun entretien. Alors pourquoi reste t-il aussi confidentiel? La politique du "tout nucléaire", qui à jusqu'à il y a peu entaché le potentiel écologique de la production électrique française, y est sans doute pour quelque chose...


DANS LE CADRE D'UNE MAISON BIEN ISOLEE ET BIEN VENTILEE, CE SYSTEME DE CHAUFFAGE
EST UNE BONNE ALTERNATIVE AUX AUTRES SYSTEMES PROPOSES ACTUELLEMENT


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LE CHAUFFAGE PAR LE SOL: UNE EFFICACITE ECONOMIQUE?

mardi 10  novembre 2009

Après avoir vérifié en théorie la suprématie d'un chauffage "de masse", concentrons-nous désormais sur les différents systèmes qui nous permettent de l'obtenir.
Très décrié jusque dans les années 90, le chauffage par plancher chauffant ait l'objet d'une forte publicité ces derniers temps. Il présente sur le papier un bon potentiel d'économie d'énergie. Mais si l'on réfléchit de manière plus globale, est-il autant économico-écologique qu'il n'y parait?

Bien qu'il puisse être électrique - un câble électrique fonctionnant comme une résistance placé sous le plancher - le plancher chauffant est le plus souvent hydraulique. Ce plancher chauffant peut être alimenté par de nombreux types de chaudières (fioul, bois, gaz) mais il est désormais proposé couplé à une pompe à chaleur:


Que faut-il pour mettre en oeuvre ce système?
1/ La pompe à chaleur:
  • PAC géothermique = mise en place d'un réseau de captage horizontal ou vertical
  • PAC aérothermique = mise en place de groupes aérothermes
2/ Le plancher chauffant:
  • Une réservation suffisante en dalle
  • Une isolation sous dalle spécifique
  • Un réseau de tubes en Polyéthylène Réticulé (PER)
  • Une chape spécifique
  • Un revêtement de sol adapté

Cette simple énumération du nombre de fournitures élémentaires nécessaires pour le chauffage de sa maison par pompe à chaleur + plancher chauffant nous amène à deux constats:
1/ Ce système est assez onéreux : le prix de pose et achat d'un plancher chauffant varie de 40 à 75 euros HT pour 1 mètre carré, donc un budget moyen de 6000 euros pour une habitation de 100 mètres carré. A cela il faut rajouter le prix de la pompe à chaleur elle-même, et du réseau géothermique si vous optez pour ce système.
Enfin, il ne faut pas oublier que la pompe à chaleur réclame un entretien régulier, dont le coût est à prendre en compte.
2/ La production de tous les éléments nécessaires à la mise en oeuvre d'un plancher chauffant concrétise une somme non négligeable d'énergie grise qui n'est pas prise en compte dans le bilan écologique de ce mode de chauffage.

Il faut enfin signaler qu'un plancher chauffant ne peut être installé sur certains planchers ou dans certaines configurations de rénovation d'une maison existante. 


MEME SI LE SYSTEME PLANCHER CHAUFFANT + POMPE A CHALEUR PRESENTE DES PERFORMANCES HONORABLES
IL NE FAIT PAS COMPLETEMENT LA PREUVE DE SON EFFICACITE ECOLOGIQUE NI ECONOMIQUE,


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ARRETONS NOUS AU RAYON CHAUFFAGE...

jeudi 05 novembre 2009


Une expérience intéressante a été réalisée au M.I.T. (Massachussets Institut of Technologie): on a utilisé une chambre expérimentale dont les parois pouvaient être refroidies ou réchauffées à volonté. On a réussi à faire monter la température de l'air jusqu'à 48°C alors que les parois restaient froides. Résultat: les occupants avaient froid. L'expérience contraire a ensuite été effectuée, en chauffant les parois et en abaissant la température de l'air jusqu'à 10°C. Cette fois les occupants avaient trop chaud.

En effet, le refroidissement de l'air ne suffit pas à compenser l'apport de chaleur dû au rayonnement des parois vers les corps occupants. Cette expérience prouve le rôle déterminant de la température des parois dans la sensation de confort.

Il existe deux principes de chauffage : la convection qui chauffe l'air (convecteurs), et le rayonnement - celui du soleil par exemple - qui transmet directement sa chaleur aux murs, aux objets et à notre corps. Tous les corps émettent des rayonnements infrarouges. Ce sont ces rayonnements qui chauffent. Deux objets de température différente rayonnent l'un vers l'autre, celui qui est le plus chaud échange sa chaleur au profit du plus froid. Le chauffage par rayonnement réchauffe d'abord les masses supprimant ainsi l'effet de parois froides. Il ne crée pas de brassage de l'air (donc de dépôt de poussières). Il maintient le taux hygrométrique et permet une chaleur très homogène du sol au plafond.

LE PRINCIPE DU RAYONNEMENT INDUIT QUE LE MEILLEUR CHAUFFAGE EST CELUI DONT LA SURFACE DE RAYONNEMENT SERA LA PLUS IMPORTANTE:
D'OU L'EFFICACITE DE RENDEMENT DES PLANCHERS CHAUFFANTS TANT VANTES A L'HEURE ACTUELLE


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LE PV SE DEMOCRATISE...

Mercredi 28 octobre 2009

Nul doute que parmi les coqueluches de l'année lors du prochain salon BATIMAT, le photovoltaïque sera en bonne place: Rheinzink (le précurseur), Vieille Montagne ou Tecu, tous les fabricants de feuillards de zinc s'y sont mis cette année.

Désormais, vous pouvez vous offrir une toiture à la fois en zinc et photovoltaïque de surcroît. Le zinc photovoltaïques présente l'avantage de permettre des formes nouvelles tout en ne faisant encourir que le seul surcoût des cellules PV sans tout l'accastillage que le PV en panneau réclame, ni la recoupe des tuiles ou ardoises, nécessaire dans le cas d'un montage intégré, obligatoire si vous voulez à la fois un travail esthétique et bénéficiant du crédit d'impôt.

Une autre innovation majeure dans le domaine du photovoltaïque: Les revêtements d'étanchéité peuvent désormais intégrer des cellules photovoltaïques. Les toitures terrasses non accessibles servent désormais à quelque chose. Ces technologies à base de membranes en silicium amorphe, sont moins performantes que celles qui reposent sur des semi-conducteurs monocristallins, mais sont beaucoup moins onéreuses à produire. 2010 sera sans doute l'année de la réelle démocratisation de l'énergie photovoltaïque.


DEUX DERNIERS DETAILS: CES SYSTEMES AMORPHES ONT UNE DUREE DE VIE PLUS COURTE QUE LES SYSTEMES CLASSIQUES:
SOLIDAIRES DE LEURS SUPPORTS, LA POSSIBILITE DE LES REMPLACER QUAND LEUR FONCTION N'EST PLUS ASSUREE RESTE A PROUVER


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AMAIGRISSEMENT ADMINISTRATIF...

Mercredi 21 octobre 2009

Le Décret n°2009-1247 du 16 octobre 2009 - art. 1 modifie l' article R*112-2 du code de l'urbanisme et précise le calcul de la surface hors œuvre  de la façon suivante :

La surface de plancher hors oeuvre brute d'une construction est égale à la somme des surfaces de plancher de chaque niveau de la construction.
Les surfaces de plancher supplémentaires nécessaires à l'aménagement d'une construction existante en vue d'améliorer son isolation thermique ou acoustique ne sont pas incluses dans la surface de plancher développée hors œuvre brute de cette construction.

Administrativement, les règlements d'urbanismes tiennent compte de la surface hors oeuvre nette d'une maison: Approximativement les surfaces habitables, murs compris, de toutes pièces possédant des fenêtres sauf les caves enterrées, les chaufferies et les garages. Hors le fameux Coefficient d'Occupation du Sol (le COS) qui limite cette surface est régulièrement atteint en ville ou les parcelles sont souvent de taille limitée. Cet aménagement de la loi intéresse donc fortement les demandeurs de travaux d'isolation thermique par extérieur qui ne seront désormais plus pénalisés par l'augmentation de surface correspondante.

RAPPEL: La surface de plancher hors oeuvre nette d'une construction est égale à la surface hors oeuvre brute de cette construction après déduction :
D'une surface égale à 5 % des surfaces hors oeuvre affectées à l'habitation (également pour les nécessités d'isolation intérieure).
D'une surface forfaitaire de cinq mètres carrés par logement respectant les règles relatives à l'accessibilité intérieure des logements aux personnes handicapées prévues selon le cas aux articles R. 111-18-2, R. 111-18-6, ou aux articles R. 111-18-8 et R. 111-18-9 du code de la construction et de l'habitation.
Sont également déduites de la surface hors oeuvre dans le cas de la réfection d'un immeuble à usage d'habitation et dans la limite de cinq mètres carrés par logement les surfaces de planchers affectées à la réalisation de travaux tendant à l'amélioration de l'hygiène des locaux et celles résultant de la fermeture de balcons, loggias et surfaces non closes situées en rez-de-chaussée.


TOUTES CES MESURES D'ASSOUPLISSEMENT DES REGLEMENTS D'URBANISME SONT LES BIENVENUES
A UN MOMENT OU LA SYNTHESE ENTRE LES BESOINS DE PLACE ET LES NECESSITES TECHNIQUES S'ACCUMULENT


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SEPT ANS DE REFLEXION...

Jeudi 15 octobre 2009

La RT 2012 va remplacer la réglementation thermique 2005.
L'objectif énergétique de la RT 2012 reprend le niveau de consommation requis par le label BBC-Effinergie pour le logement : Alors qu'on se contentait jusqu'à présent d'améliorer les performances de 15 à 20 % tous les cinq ans, pour répondre à l'augmentation graduelle du coût de l'énergie, on vise ici les 50 %, voire plus. Son application sera effective dès le 1er janvier 2011 dans le tertiaire et le logement rénové, et à partir du 1er janvier 2013 pour les autres logements.

Toute la question va être de former les entreprises à des pratiques nouvelles, nécessaires pour "monter" en qualité énergétique : Car l'amélioration à ce niveau ne dépend pas seulement des matériaux utilisés, mais en grande partie également de la bonne façon de les mettre en œuvre… et de concevoir le bâti. Les exigences de la RT 2012 se traduiront en effet par la montée en puissance des conceptions bioclimatiques. De même, la RT ne pourra que favoriser le développement des techniques les plus performantes, du type chaudières à condensation et ventilation double flux, mais aussi pompes à chaleur sur air extrait, équipements domotiques ou encore récupération de chaleur sur eaux grises.

Le bien-fondé du concept architectural, ainsi que la qualité et la précocité des échanges entre les architectes et les bureaux d'études, prendront de plus en plus d'importance. Idem pour le soin porté à la réalisation, critique notamment pour l'étanchéité à l'air, qui fera pour la première fois l'objet d'une obligation de traitement. L'autre problème, c'est le surcoût par rapport à la RT 2005 : 10 à 15 % dans la maison individuelle.

ETYMOLOGIQUEMENT, L'ECONOMIE EST L'ART DE BIEN ADMINISTRER UNE MAISON:
CE TERME NE SEMBLE AVOIR JAMAIS ETE SI BIEN EMPLOYE QU'EN CE MOMENT!


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LE FER, C'EST MIEUX...

lundi 05 octobre 2009

Le gouvernement a décidé de mettre les moyens pour relancer le fret ferroviaire. 7 milliards d'euros seront investis d'ici à 2020. La somme peut paraître considérable, mais il s'agit non seulement de mettre fin à la lente mais constante érosion du transport de marchandises par voie ferrée au profit de la route, mais aussi de hisser la part de marché du rail dans ce domaine de 14 à 25 % d'ici à 2022.

Avec cette manne, Réseau Ferré de France et la SNCF pourront mener de front la rénovation du réseau et le développement des autoroutes ferroviaires ou le lancement du fret à grande vitesse. Mais pour que des trains roulent à des conditions économiques acceptables sur ces nouveaux rails, il faudra que la SNCF réforme en profondeur son activité fret, qui va être déficitaire cette année de 600 millions d'euros.

Les prix de l'activité wagon isolé de Fret SNCF, alignés sur ceux de la route, étant actuellement parfois inférieurs de moitié à leur coût de revient(!), le propos de la réforme du fret ferroviaire est donc de diminuer fortement le trafic organisé en "wagon isolé". En conséquence, les marchandises, jusqu'alors convoyées dans des trains, vont, pendant au moins un temps, être captées par les routiers, ce qui va à rebours du Grenelle de l'environnement!

POUR L'AVENIR IMMEDIAT DE L'ECOLOGIE, LE CHEMIN DE FER RESTE A PAVER D'INTENTIONS


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LE RETOUR DES PORTES D'OCTROI

mardi 29 septembre 2009

Le gouvernement avait renoncé à inclure dans son projet de loi Grenelle 2 la possibilité pour les communes de tester le péage urbain. Mais un amendement  la réintroduit pour les grandes agglomérations. Dans le cadre du débat de cette loi au Sénat, le texte émanant de sa commission des Affaires économiques, et défendu par le sénateur Louis Nègre (UMP), proposera en effet d'autoriser, dès le vote définitif de la loi, les expérimentations de péages urbains.

Seules les agglomérations de plus de 300 000 habitants seront autorisées à franchir le pas et seulement si l'ensemble des communes qui les composent sont volontaires. Le groupe UMP au conseil de Paris a annoncé le 24 septembre qu'il allait demander à Bertrand Delanoë de réaliser des études pour la mise en place d'un péage urbain dans la capitale et son agglomération.

Cette étude devrait porter sur le périmètre géographique le plus approprié pour expérimenter un écopéage urbain, ainsi qu'aux modalités qui pourraient être adoptées en privilégiant des critères écologiques et d'équité sociale. Selon le groupe, elle est rendue nécessaire notamment par les projets de transport du Grand Paris, qui proposent un nouveau cadre de réflexion sur la mobilité en Ile-de-France. (AFP)


CES NOUVELLES PORTES D'OCTROI APPELLENT A ETRE ACCOMPAGNEES DE PLACES DE STATIONNEMENT EN NOMBRE SUFFISANT
ET A AVOIR UN RELAI EFFICACE DE TRANSPORTS EN COMMUN: LE MULTIMODAL EST UN ENJEU POUR L'AVENIR


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L'AMELIORATION DE L'HABITAT

jeudi 24 septembre 2009

Il existe désormais de nombreuses possibilités d'obtenir des aides, des subventions ou des crédits d'impôts pour rénover son logement, suivant les nécessités écologico-économmiques. Mais la première mesure d'aide à avoir été mise en place, en vigueur depuis presque quarante ans, est souvent oubliée, bien qu'efficace.

L'ANAH, Agence nationale (pour l'amélioration) de l'habitat a été créée en 1971. C'est un établissement public national à caractère administratif placé sous la tutelle du ministre chargé du Logement et du ministre chargé des Finances.
Sous certaines conditions, l'ANAH subventionne les travaux d'amélioration réalisés dans les logements situés dans des immeubles achevés depuis plus de 15 ans, appartenant à des propriétaires privés, qui y habitent ou qui les louent.

Pour des travaux permettant de rénover votre habitat en matière de sécurité, de confort, d'économie d'énergie, d'isolation acoustique, de salubrité, d'équipement, d'accessibilité et d'adaptation aux personnes handicapées, l'Agence nationale de l'habitat peut vous attribuer une subvention, au moyen du remboursement d'une partie des frais de certains de vos travaux. Les aides de l'Anah peuvent être majorées lorsque votre logement se situe dans un territoire d'Opération Programmée d'Amélioration de l'Habitat (OPAH, OPAH-RR, OPAH-RU, OPAH Copro) ou de Programme d'Intérêt Général (PIG ou PST).


MOYENNANT UN PETIT PARCOURS DU COMBATTANT POUR LA MISE EN PLACE DE VOTRE DOSSIER,
VOUS POUVEZ OBTENIR UNE AIDE FINANCIERE SUBSTANCIELLE POUR AMELIORER VOTRE LOGEMENT.

Plus d'info:


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MODERNITE FORCEE

vendredi 18 septembre 2009

Les sénateurs ont voté, mercredi 16, l'article 4 du texte de loi dit Grenelle 2 modifiant le code de l'urbanisme et empêchant ainsi de s'opposer à l'installation de production locale d'énergie renouvelable, de matériaux écologiques en façade et de toitures végétalisées. dorénavant, "Nonobstant toute disposition d'urbanisme contraire", comme le texte l'indique, les instructeurs de permis de construire ou d'aménager ou de déclaration préalable ne peuvent plus s'opposer:
  à l'installation de systèmes solaires thermiques ou photovoltaïques ou de tout autre dispositif domestique de production d'énergie renouvelable
  à l'utilisation en façade du bois ou de tout autre matériau renouvelable permettant d'éviter des émissions de gaz à effet de serre ni à la pose de toitures végétalisées ou retenant les eaux pluviales.

Néanmoins, des "prescriptions destinées à assurer la bonne intégration architecturale du projet dans le bâti existant et dans le milieu environnant" pourront être intégrées aux documents, ce qui laisse finalement toute latitude aux pouvoirs publics d'assumer leur subjectivité en la matière...


CE NOUVEL ARTICLE DU CODE DE L'URBANISME OUVRE LA VOIE A LA MODERNITE
EN ESPERANT DES MAIRIES COURAGEUSES ET DES VOISINS TOLERANTS ...


Plus d'info sur "le Grenelle II":

www.lemonde.fr

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DE LA LUMIERE JAILLIRONT LES TENEBRES?

mardi 15 septembre 2009

Les ampoules électriques de 100W à incandescence sont interdites à la vente depuis le 1er septembre dernier. Elles sont remplacées par les ampoules basse consommation (BC). MAIS Le fonctionnement de ces ampoules génère de puissants champs électromagnétiques, susceptibles de perturber fortement les personnes.
Le CRIIREM (Centre de Recherche et d'information Indépendantes sur les Rayonnements Electro-magnétiques déconseille l'utilisation de ces ampoules en tant que lampes de chevet ou de bureau et demande aux fabricants de remédier à cette électro-pollution.

Au niveau technique à la différence des ampoules classiques, les champs détectés autour des LBC allumées atteignent, à 20cm, entre 180 V/m et 4 V/m pour des puissances allant de 20 à 11 Watt. Avec des puissances de 7 ou 5 Watt, les champs électriques vont de 34 à 2 V/m à moins de 20cm. La pollution semble venir des ballasts électroniques dans le culot des LBC.

Une innovation a été présentée fin janvier 2008 par ITS, une PME monégasque spécialisée dans la protection et la sécurité électronique, en réponse aux observations du Criirem: En modifiant le circuit et en blindant la douille avec un filtre anti-radiation, les ingénieurs sont descendus à 0 V/m à 50 cm d'une ampoule de 20W, et moins de 1,8 V/m à 20 cm. Ce qui est 40 fois inférieur aux ampoules à économies d'énergie classiques. Ces produits doivent être vendus à un prix de 6 à 7 euros l'ampoule d'une puissance de 9 à 20 W.


SOUCIS ECOLOGIQUE vs DEVELOPPEMENT TECHNOLOGIQUE?
LES POLEMIQUES N'EN SONT QU'A LEUR PREAMBULE...


Un article de Ladépèche.fr sur cette actualité:

www.ladepeche.fr

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DEUX JOURS POUR VISITER L'HERITAGE...

lundi 14 septembre 2009

Créées en 1984 par le ministère de la Culture, les Journées européennes du patrimoine ont lieu chaque année le troisième week-end de septembre.

Evénement culturel de la rentrée, ces journées témoignent de l'intérêt des Français pour l'histoire des lieux et de l'art (en 2008, plus de 12 millions de visites). Le succès de la manifestation repose sur la grande diversité du patrimoine proposée aux visiteurs : parallèlement aux chefs d'œuvre de l'architecture civile ou religieuse, sont mis à l'honneur les témoins des activités industrielles ou agricoles, les parcs et jardins, les sites archéologiques, les objets mobiliers, le patrimoine littéraire, fluvial ou militaire…

Les Journées européennes du patrimoine sont l'occasion pour un grand nombre de visiteurs de découvrir des édifices publics (le Palais de l'Élysée, le Sénat, des ministères, des ambassades, des préfectures, des mairies, mais aussi des théâtres, des hôpitaux, des écoles, des gymnases…) et privés (villas, châteaux, usines…) qui ouvrent exceptionnellement leurs portes, dévoilant leurs «coulisses» ou des collections «secrètes». L'ensemble de ces monuments, auxquels s'ajoutent les monuments régulièrement ouverts au public, proposent pour l'événement des manifestations originales et très diversifiées : visites guidées, démonstrations de savoir-faire, concerts, représentations théâtrales, circuits à thème…

L'édition 2009 des Journées européennes du patrimoine offre l'occasion unique aux visiteurs de voir les plus belles cathédrales françaises s'inviter au Palais-Royal ! Dès le 18 septembre, une grande exposition sur les chantiers de restauration des cathédrales ornera jusqu'à la fin de l'année la Galerie d'Orléans, actuellement en travaux, mais dont la palissade accueillera une série de photographies sur ces édifices exceptionnels et les savoir-faire qui leur permettent de traverser le temps.



Le standard téléphonique
A partir du 14 septembre 2009, vous pouvez obtenir toutes les informations sur le programme des Journées européennes du patrimoine au numéro indigo :
0 820 202 502 (0,09 euro/minute) de 9h à 19h.

Le site Internet:

www.culture.fr


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DANS DIX JOURS, UN CRI D'ALARME...

samedi 12 septembre 2009

Le 22 septembre aura lieu une Manifestation sur les changements climatiques organisée dans le cadre de l'Assemblée Générale des Nations Unies. C'est l'occasion de réveiller les dirigeants politiques mondiaux et de leur rappeler leurs responsabilités ! C'est pourquoi, à la veille de cette réunion, le 21 septembre, entre 12h15 et 12h30, à l'initiative du mouvement mondial Tcktcktck, organisation soutenue par Kofi Annan, une "flash mob" va faire le tour du monde.

http://tcktcktck.org/events/major-moments/global-wake-call.

Dans des centaines de villes, les citoyens concernés vont faire sonner réveils et portables,
et faire "une minute de  bruit" pour que les gouvernements engagent vraiment la lutte
pour freiner le changement climatique.




L'ENERGIE DEPENSEE A CE PROPOS NE PEUT PAS FAIRE DE MAL...

Pour en savoir plus:


avaaz.org


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LES CENDRES MORTELLES DU 11 SEPTEMBRE...

vendredi 11 septembre 2009

Poussières d'amiante et métaux lourds, poudre de laine de verre et dioxines, la chute des tours du World Trade Center préparait un cocktail létal. Un sauveteur en est mort en 2006, officiellement. Beaucoup souffrent de cancer ou d'emphysème, sans pouvoir toujours se soigner. Le sinistre a montré la toxicité des constructions. Ils étaient 400 000 à vivre ou travailler autour du Complexe du Commerce Mondial - World Trade Center, sur l'île de Manhattan, le 11 septembre 2001. Les montagnes de décombres issues des attentats brûleront jusqu'au 19 décembre 2001. L'odeur de l'incendie persistera jusqu'au printemps 2002, sur la 50 ème rue, à 4,5 km de là...

Jacqueline Maurette, qui a enquêté sur ce chantier de démolition/ dépollution du siècle, a tiré de son constat un livre "Les héros sacrifiés du World Trade Center" qui parut en février 2007: "Difficile de croire que 200 000 tonnes d'acier, 18 millions de mètres carrés de verre; 5000 tonnes de matériaux contenant de l'amiante, des kilomètres de câbles électriques, des centaines de milliers de mètres cubes de béton pouvaient s'effondrer sans générer de pollution majeure."
Pour Thomas Cahill de l'université (publique) de Davis en Californie, "c'est une usine chimique qui s'est mise en route quand les tours ont pris feu. (…) un incinérateur à ciel ouvert " où se consumait de l'amiante, où les apports de chlore, générant les dioxines cancérigènes, provenaient du papier et du plastique PVC (polychlorovinyle). A ces deux types de polluants, s'ajoutent selon Thomas Cahill, les gaz acides des combustions, les nano-particules de métal en fusion et des nano-échardes de verre, qui passent des poumons dans la circulation sanguine et le cœur.

Comme toujours dans les états d'urgence, la population a montré sa solidarité. Les jeunes héros pleins de santé, se sont donnés à fond. Malades, des mois plus tard, ils n'osaient pas se plaindre, tant d'autres "étaient restés dessous". A lire ce livre émouvant, on se prend à songer à Tchernobyl. "Ce n'est pas la même chose, répond la journaliste, mais les processus se ressemblent. On trouve la même "architecture" dit-elle : " le déni, le mensonge, l'héroïsme puis on les laisse tomber.". Les tribunaux devraient réparer un peu cet oubli.

Extraits d'un article de Marie-Paule Nougaret paru sur le site Novethic.fr le  mercredi, 11 avril 2007.
"Les héros sacrifiés du World Trade Center" est édité aux éditions Jean-Claude Gasewith.
image: Reuters/Ray Stubblebine.



L'ATTENTAT DU WTC CREERA UN AUTRE PRECEDENT: CELUI DE L'ATTENTAT A LA POLLUTION...


L'article in extenso:


www.novethic.fr


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LE POTAGER SUSPENDU...

mardi 08 septembre 2009

Une serre est un dispositif énergétique permettant de créer un univers d'une température constante et supérieure à la normale, favorisant la croissance des plantes. Ce dispositif est sans doute à classer parmi les premiers systèmes écologiques de l'humanité, permettant la création d'un milieu " optimisé ".

L'idée de construire des serres de production en ville connaît un regain d'intérêt. Produire " sur place " plutôt que transporter, est un renversement de tendance induit par le soucis écologique actuel. Il faut d'autre part envisager de multiplier les surfaces cultivées pour répondre à l'accroissement de la population, et des besoins alimentaires qui en découleront inexorablement, d'autant plus qu'il est admis qu'à court terme, 80 % de la population vivra en ville. Certains projets sont d'ailleurs portés par des architectes, comme l'agence SOA qui à développé un concept de cette nature sur la ville de Rennes dans le cadre d'un concours.

La société Plantagon propose quant à elle depuis juin dernier une serre dite "écologique" qui permet de produire des fruits et légumes, bio aux dires de ses promoteurs, et en pleine ville. Son procédé est simple quoi que très " high tech ": Une graine est plantée au niveau du sol sur le substrat hydroponique d'une spirale tournante et lorsqu'elle arrive au sommet, 30 jours plus tard, le fruit est mûr. Le but est de produire chaque jour des produits frais et bio et les vendre directement au consommateur sur place , avec une économie sur le transport et le stockage de ces produits représentant, à priori, 70 % de leur prix.

Le coût de chacune de ces installations est de 30 millions de dollars (21 millions d'euros), mais l'investissement serait rapidement rentabilisé car pour une surface au sol de 10 000 m2, une serre verticale équivaudrait à une surface cultivée de 100 000 m2.


C'EST DONC DESORMAIS LA NATURE QU'ON SOUHAITE ENFERMER EN VILLE,
ET ELLE AUSSI DOIT ARRIVER A TROUVER SA PLACE DANS LE TRAFIC...


A propos cette information:


plantagonblog.com


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IMPOT A EAU...

vendredi 04 septembre 2009

Au moment ou le débat fait rage, concernant la Taxe Carbone (il n'y avait qu'à l'appeler de cette manière pour la faire accepter par tous!), rappelons-nous qu'il y a un peu plus d'un an, c'est l'eau pluviale qui a fait l'objet d'une étude quant à sa taxation:
Le Comité National de l'Eau du 3 Juillet 2008 avait à se prononcer sur le : "Projet de Décret relatif à la « Taxe pour la collecte, le transport, le stockage et le traitement des eaux pluviales » prévue par les articles L. 2333-99 à L. 2333-101 du code général des collectivités territoriales."

L'urbanisation et le développement industriel induisent en effet celui des zones imperméables, dont les eaux pluviales doivent être collectées. Le coût de la collecte, du transport et du traitement de ces eaux pluviales est extrêmement coûteux d'autant plus que l'absence de contribution directe des responsables de ces déversements conduit ces derniers  à ne faire aucun effort de stockage ou de restitution à la nappe de ces eaux.

Le projet de décret est associé à une simulation qui décrit plusieurs situations :
  • Un pavillon de 150m2 installé sur un terrain de 500m2 : 30 € par an
  • Un local industriel ou commercial de 6 000 m2 : 1200 € par an
  • Une grande surface avec parking : 6900 € par an
  • Un immeuble de 4 étages : 140 € à répartir entre les propriétaires au prorata de la surface de leurs appartements.

La seule vraie question à se poser: Ces impôts et taxes vont-ils servir la nécessaire remise à niveau des infrastructures écologiques françaises ou vont-ils s'inscrire à la suite de la vignette automobile par exemple, qui n'a jamais servi à ce pourquoi elle avait été instituée? Poser cette question, dans le débat actuel, c'est déjà proposer la réponse...



IL EST EVIDENT QUE NOTRE NOUVELLE VIE ECOLOGIQUE VA DEVOIR NOUS COUTER:
MAIS TOUT CE QUE NOUS NE FINANCERONS PAS DEMAIN DEVRA ETRE PAYE PAR NOS ENFANTS APRES-DEMAIN


A propos cette information:


S-EAU-S


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FINI LES "TOILETTES DE CHAT"

mardi 01 septembre 2009

La gestion de nos propres déjections pose un réel problème écologique. La collecte et le traitement sont énergivores, et la filière humide est par définition très consommatrice d'eau. Par ailleurs, jusqu'à présent, en attendant que les villes et les villages développent leurs propres systèmes de lagunage, désormais au point mais consommateurs de surfaces foncières, il faut bien reconnaître que la "filière sèche" ne provoquait pas l'adhésion des foules, compte tenu des contraintes quant aux manipulations nécessaires, et surtout quant aux... odeurs.

Ces deux soucis ont été pris en compte dans la proposition de la société Separett AB. Fondée en 1976, cette entreprise familiale  suédoise est aujourd'hui l'un des fabricants leader de toilettes avec séparation des urines. Ce procédé associé à une ventilation efficace du récepteur permettent un confort des toilettes équivalent aux toilettes "humides". L'urine qui constitue environ 85 % du volume est éliminée, ce qui réduit sensiblement le besoin de stockage. Les matières solides restantes et le papier aboutissent dans un conteneur interchangeable: Une famille de 4 personnes a seulement besoin de le remplacer selon un intervalle compris entre 3 et 6 semaines. Aucun processus de décomposition n'a lieu dans les WC durant leur utilisation. Le contenu du conteneur, y compris  les particules de papier hygiénique, etc. se décomposent rapidement, et le produit final se transforme en compost qui améliore la qualité de la terre du jardin.
Deux obligations néanmoins: Il faut à notre avis avoir prévu dès l'origine ce type de toilettes dans la conception de la maison (ventilation à conduire en toiture pour plus de sécurité). Il faut aussi disposer d'un terrain permettant de créer une zone de compost.


LES TOILETTES SECHES PEUVENT DONC ETRE DESORMAIS EN ODEUR DE SAINTETE...


A propos cette information:


www.separett.fr


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AU PAYS DU SOLEIL, LE VENT...

vendredi 28 août 2009

En France, on ne veut plus de pétrole, mais on a des idées. Une société marseillaise développe à l'heure actuelle des systèmes novateurs dans le domaine du solaire (industriel) et de l'éolien (domestique). Elle propose en particulier des éoliennes dont l'esthétique se situe en dehors des standards du genre puisque leur axe de rotation horizontal  leur confère une allure tenant à la fois des girouettes de nos clochers et des mobiles de l'artiste Jean Tinguely.


Cette éolienne EVSG n'en est pas moins très intéressante de par les avantages que constituent un bruit imperceptible lors du fonctionnement, une aisance d'intégration dans l'environnement , une grande résistance au vent violent, un risque avifaune réduit et des formalités administratives simplifiées du fait de  la faible hauteur de son mât.


Du point de vue de son créateur, l'éolienne EVSG est une éolienne à prix compétitif, silencieuse, peu visible et sans maintenance.


A suivre donc...



UNE CERTAINE IDEE DU HIGH-TECH ECOLOGIQUE: L'APPLICATION SAVANTE DE PRINCIPES DE BON SENS


A propos cette actualité:


www.gallan-solaire.com


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LA PREUVE PAR (L'AIR) NEUF...

mardi 25 août 2009

La pollution intérieure des logements a de grandes chances de devenir le futur chantier prioritaire de santé publique: L'UFC-Que Choisir, association de défense des consommateurs, en appelle ce jour aux pouvoirs publics pour lutter contre la pollution intérieure et fournit une nouvelle étude édifiante: Toluène et éthers de glycol sont, parmi d'autres substances nocives, relâchées dans l'air des logements par les moquettes encollées.
Faisant suite à de nombreux produits d'usage courant testés par l'UFC-Que Choisir, tels que désodorisants d'intérieur, nettoyants ménagers, tapis, meubles, ou vitrificateurs, les moquettes font à leur tour la démonstration qu'elles contribuent à la pollution de l'air des logements. Lorsque les moquettes sont encollées, des substances volatiles nocives peuvent traverser le support et les fibres, et se retrouver dans l'air ambiant du logement de façon durable.  L'UFC-Que Choisir réclame qu'après le premier volet du projet de loi appelé "Grenelle 1", le Grenelle 2 inscrive comme une priorité de santé publique les risques de pollution intérieure des logements.
Cette information nous conforte dans notre petite " croisade " d'information sur la ventilation des logements (voir nos informations  en accompagnement de notre page Vos questions. En effet, il nous semble évident qu'on ne peut pas parler d'isolation et de calfeutrement des logements, sans se poser la question de leur correcte ventilation, nécessaire pour évacuer les pollutions intérieures mais qui doit être parfaitement maîtrisée pour ne pas "jeter par les fenêtres" le gain énergétique de l'isolation!

L'ECOLOGIE ET LA SANTE NE PEUVENT SE CONCEVOIR QUE DE MANIERE GLOBALE,
C'EST UNE AFFAIRE DE BON SENS…


A propos cette actualité:


http://www.prevention-maison.fr


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LE GRAND PARI(S) DE LA CULTURE BANLIEUSARDE...

vendredi 21 août 2009


L'Atelier parisien d'urbanisme à édité une "Petite synthèse du GRAND PARI(S)":
Ce livre proposé par l'APUR (Atelier Parisien d'Urbanisme) présente une mise en ordre thématique des propositions des dix équipes d'architectes ayant été conviées, durant l'automne-hiver 2008-2009, à la consultation sur l'avenir de l'agglomération parisienne lancée par les Pouvoirs Publics et la Ville de Paris (Voir le post PROJETS DE VIE, premier post de ce blog).

Ce livre donne les pistes explorées par les équipes en présence, constituant de précieuses indications sur notre avenir commun. Parmi eux, nous apprenons dans ce livre "qu'une des grandes richesses de la métropole parisienne reste celle de sa géographie, d'un territoire naturel qui couvre 75% de la superficie de l'Ile de France dont près de 50% de surfaces cultivées et 23% de surfaces boisées. Une des équipes, le "Groupe Descartes", "partant de l'hypothèse qu'il restera en 2030, dans un rayon de 60 km autour de Paris, 11608 km2 de surfaces strictement agricole et que 4108 km2 de cette surface seront consacrés à l'agriculture urbaine, en déduit que plus de 16 millions de Francilliens pourront alors être de localiers", c'est à dire être nourrit par une agriculture de proximité, suivant par exemple les systèmes des AMAP (Associations pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne)

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LE REVE D'ALPHONSE ALLAIS, DE CONSTRUIRE LES VILLES A LA CAMPAGNE
FAIT DESORMAIS PLACE A CELUI D'UNE AGRICULTURE URBAINE


A propos cette actualité:


Le réseau des AMAP


L'Atelier Parisien d'Urbanisme


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VERSAILLES, SON CHATEAU, ET SES CABANES...

mercredi 29 juillet 2009


Ouvert du 19 décembre 2008 au 5 novembre 2009, le camping HUTTOPIA de Versailles en Ile-de-France vous permettra de visiter en famille la ville historique de Versailles, son Château mais aussi de vous évader à Paris (station RER C Porchefontaine accessible à pied depuis le camping, pour être au pied de la Tour Eiffel en 30 minutes).

Vous pourrez séjourner en pleine nature tout en ayant les commodités d'être à proximité de la ville. Avec sur place une piscine chauffée et un café restaurant. Au choix vous pourrez camper au cœur de la forêt , ou réserver une Cabane, une Roulotte ou une Canadienne...

LE DEPAYSEMENT EST PEUT ETRE PLUS DANS LA MANIERE DE PASSER SES VACANCES
QUE DANS UNE DESTINATION EXOTIQUE MAIS  RICHE EN CO2!


A propos cette actualité:

www.huttopia.com


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LES USINES A GAZ...

mardi 28 juillet 2009

Michel Rocard, président de la conférence d'experts sur création d'une "contribution climat énergie" (CCE), à remis ce mardi 28 juillet ses recommandations au ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo.

Il plaide pour une contribution de 32 euros par tonne de C02 émise dès le 1er janvier 2010, augmentant jusqu'à 100 euros en 2030. Cette taxe se mettrait en place parallèlement à la suppression de la taxe professionnelle afin de renforcer la compétitivité.
Son rapport envisage une taxation des seules énergies fossiles (gaz, charbon, pétrole). L'électricité, dont celle produite par les centrales à charbon en heure de pointe, serait exclue du périmètre, car bien qu'émettant du CO, cette production est déjà soumise au marché européen des quotas. Pour les mêmes raisons, les industries les plus consommatrices d'énergie (sidérurgie, ciment, verre, papier, etc.) ne seraient pas concernées, elles non plus.

Cela rapporterait près de 8,3 milliards d'euros l'an prochain, dont 4,3 milliards à la charge des ménages, occasionnant un coût de 7,7 centimes supplémentaires par litre de sans-plomb et de 8,5 centimes par litre de gazole. Une redistribution doit être envisagée « pour les ménages les plus modestes ou les secteurs les plus touchés ». La facture dépassera en effet 300 euros par an pour certains. Des compensations sectorielles peuvent aussi être envisagées, par exemple dans l'agriculture.

Que peut-on en penser?
  • Créer une taxe et prétendre ne pas augmenter les impôts est plutôt un mode de pensée schizophrène
  • Il est étonnant de penser qu'une éco-taxe soit mise en rapport avec la compétitivité, le Produit Intérieur Brut, et non le développement durable (transports "doux" et villes propres), et promouvoir ainsi le Bonheur Intérieur Brut.
  • Les quotas et les taxes sont une manière de financiariser l'écologie, et cette tendance n'a pas fini de se développer.
  • La taxe transfère, sans vouloir l'admettre, un impôt du producteur (Taxe professionnelle) à l'utilisateur. Il semble malgré tout que la théorie du "moins d'impôt" est un leurre: Il serait important de mieux utiliser l'impôt, quitte à l'augmenter, ce qui sera, à terme, une nécessité pour maintenir une certaine équité sociale, plutôt que de prétendre, de manière populiste, diminuer les impôts.

LES POUVOIRS PUBLICS SEMBLENT DONC DESIREUX DE JUGULER L'EFFET DE SERRE PAR...UNE USINE A GAZ FISCALE!

A propos cette actualité:

Les Echos.fr


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AUTO ENTREPRISE ET RISQUE COLLECTIF

jeudi 23 juillet 2009

Selon les statistiques publiées le 22 juillet par l' INSEE, le nombre mensuel de créations d'entreprise a franchi le seuil symbolique de 50.000. Pour Christine Lagarde, ministre de l'Économie, et Hervé Novelli, secrétaire d'État chargé du Commerce et des PME, ce succès reflète la vigueur du dispositif de l'auto-entrepreneur mis en place en janvier dernier. Parmi les secteurs comptant le plus grand nombre d'inscrits, la construction avec 12% des création, arrive derrière  les activités commerciales de services (21%) et les activités commerciales de détail (19%).

La Fédération française du bâtiment lui a demandé d'exclure les métiers du bâtiment du champ du régime de l'auto-entrepreneur, "car celui-ci constitue une attaque directe contre les artisans du secteur", a déclaré mardi 21 juillet Didier Ridoret, son président qui dénonce notamment le taux forfaitaire unique d'imposition et de cotisation qui défavorise les artisans traditionnels.

Hervé Novelli lui à répondu qu'il n'en était pas question. Et pour cause. Il ne souhaite pas remettre en cause un bilan plutôt flatteur pour ses services. Sur 182000 nouveaux auto-entrepreneurs recensés au 15 juillet, 165 000 sont de nouveaux créateurs d'entreprises, et 17 000 des micro-entrepreneurs ayant choisi de se transformer en auto-entrepreneurs avant le 31 mars 2009.

En dehors des considérations purement économiques derrière lesquelles chacun se réfugie, il faut réfléchir au risque d'une nouvelle baisse de la qualité des chantiers, de perte de professionnalisme, et d'augmentation des litiges ou des sinistres à terme. Car il faut rappeler que le secteur du bâtiment reste celui qui est le moins encadré:
Ce type de dérégulation constitue une potentielle "victoire à la Pyrrhus", ou le client final risque d'avoir à supporter les conséquences de choix économiques libéraux.

CELA NOUS RENFORCE DANS NOTRE DEMARCHE DE QUALITE DONT CE SITE SE VEUT ETRE LE TEMOIN.



A propos cette actualité:

www.lemoniteur.fr


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PROJETS DE VIE...

lundi 20 juillet 2009

Pour débuter cette page, voici un but de ballade qui peut vous emmener assez loin dans l'espace et le temps:

L'EXPOSITION SUR LE GRAND-PARIS à la CITE DE L'ARCHITECTURE
au PALAIS DE CHAILLOT à PARIS


À l'occasion de l'inauguration de la Cité de l'architecture & du patrimoine, le 17 septembre 2007, le président de la République française a exprimé le souhait qu'un « nouveau projet d'aménagement global du grand Paris » puisse faire l'objet d'une consultation internationale et mobiliser les compétences professionnelles d'une dizaine d'agences d'architecture et d'urbanisme.

L'exposition « Le Grand Pari(s) » présente, du 30 avril au 22 novembre 2009, les résultats de cette consultation.
Cette exposition présente les propositions des dix équipes pluridisciplinaires – sélectionnées dans le cadre de la consultation et réunies autour d'architectes -urbanistes mandataires.

Chaque équipe à une certaine vision de l'avenir en général, et de Paris et sa région en particulier. Tous ont une grande attention au développement du/des transport(s), ce qui est une condition importante du développement d'un certain art de vivre  dans le respect de l'environnement, mais les propositions se positionnent de manière très libres entre les fervents de la ville, les pros des réseaux, et les "briscards" de la politique (de la ville entre-autre).

CA VAUT LE DETOUR!



Le site WEB

Cité de l'architecture


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Dernière mise à jour: mercredi 11 août 2010